top of page

Coliques du nourrisson : symptômes, causes et solutions

Photo du rédacteur: Laure
Laure
14 août
6 min de lecture

Votre bébé pleure depuis une heure. Vous l’avez nourri, changé, bercé. Vous avez fait quinze fois le tour du salon. Et quelqu’un vous lâche : « Ce sont les coliques, ça va passer. »

D’accord. Mais en attendant, on fait quoi ?


Les coliques du nourrisson correspondent à des épisodes de pleurs prolongés et difficiles à calmer chez un bébé par ailleurs en bonne santé. Elles s’améliorent généralement vers 3 à 4 mois. Le premier réflexe reste toutefois de vérifier qu’un autre problème n’explique pas ces pleurs.


Nourrisson ventre gonflé avec coliques


Quels sont les symptômes des coliques du nourrisson ?


Des pleurs intenses, souvent le soir

Les épisodes surviennent fréquemment en fin d’après-midi ou en soirée. Votre bébé peut se mettre à pleurer et rester difficile à apaiser, même après avoir mangé ou été changé.

Pendant ces épisodes, il peut :

  • serrer les poings ;

  • devenir rouge ;

  • replier ses jambes vers son ventre ;

  • se cambrer ;

  • avoir des gaz.

Ces manifestations peuvent évoquer des coliques, mais ne permettent pas à elles seules de les reconnaître avec certitude.


Un bébé qui continue à bien grandir

Les coliques concernent habituellement un bébé qui grandit correctement, sans fièvre ni maladie identifiée. Un examen médical permet de vérifier ces points et de rechercher une autre cause aux pleurs.

Vous avez peut-être entendu parler de la « règle des trois » : trois heures de pleurs, trois jours par semaine. Ce repère historique ne doit pas devenir un passage obligé avant de consulter. Vous n’avez pas à chronométrer votre épuisement pour qu’il mérite d’être entendu.


Quand faut-il consulter sans attendre ?

Même si votre bébé a déjà eu des coliques, un symptôme nouveau ne doit pas être mis automatiquement sur leur compte.


Avant 3 mois, une température de 38 °C ou plus nécessite une évaluation médicale urgente. Les coliques ne sont pas une explication à la fièvre.

Demandez également un avis médical rapidement si votre bébé boit nettement moins, refuse les prises, mouille beaucoup moins ses couches ou présente des pleurs inhabituels.


Appelez le 15 ou le 112 en France s’il respire difficilement, devient très mou ou difficile à réveiller. Des vomissements verts ou contenant du sang nécessitent aussi une évaluation urgente.

Sans signe d’urgence, une prise de poids insuffisante ou des épisodes qui persistent après 4 mois justifient de refaire le point avec le médecin.


Quelles sont les causes des coliques chez le bébé ?


Une origine encore mal comprise

On aimerait une réponse nette : un problème identifié, une solution, et tout le monde retrouve son calme. Pour les coliques, les choses sont moins simples.

Plusieurs mécanismes sont étudiés, notamment la maturation digestive et nerveuse ainsi que le microbiote intestinal. Aucune explication unique ne permet de rendre compte de tous les épisodes.

Les coliques ne prouvent donc pas que vous avez mal nourri votre bébé ou raté quelque chose.


Les gaz ne disent pas tout

Un bébé qui pleure avale de l’air, ce qui peut contribuer aux gaz observés. Autrement dit, les gaz peuvent accompagner les pleurs sans forcément en être la cause principale.

Le voir se tortiller est impressionnant. Mais cela ne permet pas de conclure, à distance, qu’il souffre forcément d’un problème intestinal.


Une allergie ou un reflux doivent être évalués

Certaines maladies peuvent provoquer des manifestations proches. Le médecin examine l’ensemble de la situation : alimentation, croissance, symptômes associés et déroulement des épisodes.

Des pleurs seuls ne suffisent pas à diagnostiquer une allergie aux protéines du lait de vache ou à justifier un traitement contre le reflux.


Combien de temps durent les coliques du nourrisson ?

Les coliques peuvent débuter dès les premières semaines de vie. Les pleurs atteignent souvent un maximum autour de 4 à 6 semaines, puis diminuent progressivement. Une amélioration survient généralement vers 3 à 4 mois.

Ce sont des repères, pas une date de livraison du calme.

Et savoir que cela finira par passer ne vous oblige pas à tenir seule jusque-là. Un professionnel peut vous accompagner pendant cette période, notamment si les pleurs deviennent difficiles à vivre.


Comment soulager un bébé qui a des coliques ?

Il n’existe pas de méthode qui fonctionne pour tous les bébés. Certains gestes peuvent apporter du confort, sans faire disparaître chaque épisode. Si une technique échoue, cela ne signifie pas que vous la faites mal.


Vérifiez ses besoins avant de multiplier les essais

Commencez par regarder si votre bébé a faim, besoin d’être changé, trop chaud ou trop froid. Un environnement bruyant ou très stimulant peut aussi être difficile à supporter.

L’idée n’est pas de vous réciter une liste de « bonnes pratiques » pendant qu’il hurle. C’est simplement de revenir à quelques vérifications utiles avant d’essayer tout ce que vous avez vu sur Internet.


Proposez du contact et moins de stimulation

Vous pouvez essayer de :

  • le prendre contre vous ;

  • marcher ou le bercer doucement en soutenant sa tête ;

  • vous installer dans une pièce plus calme ;

  • diminuer la lumière et couper les écrans ;

  • proposer un bain tiède ou un massage très doux s’il les apprécie.

Arrêtez ce qui semble l’agacer davantage. Ces gestes sont des possibilités d’apaisement, pas des obligations à enchaîner.

Pour dormir, bébé reste couché à plat sur le dos, sur un matelas ferme, dans un lit dégagé. Les coliques ne justifient pas de le faire dormir sur le ventre.


Faites observer un repas si les prises sont difficiles

Si les pleurs reviennent pendant les tétées ou les biberons, un professionnel peut vous aider à vérifier l’installation et le déroulement des prises. Au sein, cela permet notamment d’observer la prise du sein. Une pause pour permettre un rot peut aussi apporter du confort à certains bébés.

Évitez de changer de lait tous les trois jours ou d’arrêter l’allaitement sur un conseil lancé entre deux portes. Ces décisions méritent un échange avec le professionnel qui suit votre enfant.


Les produits anti-coliques sont-ils efficaces ?

Quand votre bébé pleure et que vous ne dormez plus, une boîte qui promet de « soulager les coliques » devient vite tentante. C’est compréhensible. Mais l’étiquette ne garantit pas le résultat.

Les données sur les probiotiques varient selon la souche et le mode d’alimentation. Certaines souches ont montré un intérêt dans des situations précises, notamment chez des nourrissons allaités. Cela ne permet pas de recommander tous les produits à tous les bébés.


Les gouttes et préparations à base de plantes ne constituent pas non plus une réponse systématique. Demandez conseil avant de donner un produit à votre nourrisson.

Si vous allaitez, les coliques seules ne justifient pas de supprimer des familles entières d’aliments. Un éventuel régime d’éviction doit être discuté et accompagné. Vous avez besoin de manger, pas d’ajouter une enquête permanente sur votre assiette à vos journées.


Que faire quand les pleurs deviennent insupportables ?

Vous pouvez aimer votre bébé et ne plus supporter ses pleurs à cet instant précis. Avoir besoin de passer le relais ne dit rien de mauvais sur votre amour pour lui.

Si vous sentez que vous perdez votre calme :

  1. Installez votre bébé en sécurité dans son lit, sur le dos, sans objet autour de lui.

  2. Quittez la pièce quelques minutes pour retrouver votre calme.

  3. Appelez un proche pour demander un relais ou du soutien.


Ne secouez jamais votre bébé. Le poser en sécurité et vous éloigner un moment est le bon réflexe lorsque l’exaspération monte.

Et le soutien peut s’organiser avant ce moment. Si un coparent ou un proche est disponible, demandez quelque chose de précis : être présent à l’heure habituelle des pleurs, prendre en charge l’aîné, apporter le dîner.

« Repose-toi » est une intention. « Je prends le relais maintenant » est une aide.


Pour résumer

Les coliques du nourrisson sont généralement temporaires, mais leur retentissement sur la famille mérite d’être pris au sérieux. Un examen permet de vérifier que votre bébé va bien, puis de chercher des moyens de l’apaiser adaptés à votre quotidien.

Vous n’avez pas à trouver le produit parfait ni le bercement magique. Gardez les repères utiles, demandez un avis si quelque chose change et cherchez du soutien quand les journées deviennent trop lourdes.

Vous n’avez pas besoin de réussir à arrêter tous les pleurs pour être une bonne mère.


Questions fréquentes

Les coliques touchent-elles aussi les bébés allaités ?

Oui. Elles peuvent concerner les bébés allaités comme ceux nourris au lait infantile. Leur présence ne signifie pas que votre lait est inadapté et ne justifie pas, à elle seule, l’arrêt de l’allaitement.


Les coliques peuvent-elles durer toute la journée ?

Elles surviennent souvent en fin de journée, mais les horaires peuvent varier. Des pleurs prolongés ou difficiles à calmer méritent un avis médical, particulièrement s’ils sont nouveaux ou accompagnés d’autres symptômes. Ne cherchez pas à tout faire entrer dans la case « coliques ».


Faut-il acheter un biberon anti-coliques ?

Ce n’est pas un passage obligé ni une solution garantie. Les coliques ne se résument pas à l’air avalé. Si les prises semblent difficiles, faites d’abord observer un repas pour obtenir des conseils adaptés.


Les coliques provoquent-elles de la fièvre ?

Non, la fièvre ne fait pas partie du tableau habituel des coliques. Avant 3 mois, une température de 38 °C ou plus nécessite une évaluation médicale urgente.


Quand demander de l’aide si je me sens à bout ?

Dès que vous en ressentez le besoin. Vous pouvez en parler à votre sage-femme, à la PMI ou à votre médecin. L’épuisement parental fait partie des raisons de demander un accompagnement ; il n’est pas nécessaire d’attendre une urgence concernant votre bébé.



Rédigé par Laure, fondatrice de Mère-veilleuse

Je suis Laure, fondatrice de Mère-veilleuse, un site pensé pour accompagner les mamans dans leur post-partum. J’y partage des conseils bienveillants et des réponses aux questions que l’on se pose après la naissance, autant pour les mamans que pour leurs bébés.



Me contacter

Une question, un besoin d’échange ou simplement l’envie de partager votre expérience ?
Je serai ravie de vous lire.

Que vous traversiez un postpartum difficile, que vous recherchiez des conseils ou que vous souhaitiez simplement échanger entre mamans, cet espace est ouvert avec bienveillance et sans jugement.

Merci pour votre envoi.

Logo edit mereveilleuse

© 2026 par Mère-veilleuse

bottom of page